Passeport japonais
Japon


Page d'accueil Le-Japon.com Accueil
Petite histoire du Japon Petite histoire du Japon
Géographie du Japon Géographie du Japon
Le pays des samouraïs Le pays des Samouraïs
Les sumos Les sumos
L'univers perdu des Geishas L'univers perdu des Geishas
Beautés architecturales Beautés architecturales
L'art de l'estampe L'art de l'estampe
Le Japon en saveurs Le Japon en saveurs
La cérémonie du thé La cérémonie du thé
Le Japon, puissance mondiale Le Japon puissance mondiale
Photos Photos
Voyage Voyage
Bibliographie Bibliographie
Liens Liens










Le Japon > L’univers perdu des geishas



L'univers perdu des geishas

C’est au 18e siècle que la geisha fait son apparition dans le milieu dissolu de la société japonaise, comme une forme d’opposition ou de rivale morale à la courtisane (avec laquelle on le confond trop souvent) régnant à l’époque. Après des siècles de domination guerrière sous la tutelle des samouraïs, ce sont les marchands, nouveaux bourgeois, qui vont prendre le haut du pavé des grandes capitales nippones et vont instaurer un nouveau code moral empreint de valeurs esthétiques et artistiques. Les Japonais ont toujours eu un sens aigu de la hiérarchie et même la prostitution répondait à ces structures précises.

Jusque vers la moitié du 18e siècle, on pouvait consommer à plusieurs niveaux la prostitution, soit dans les rues, soit dans les maisons closes des quartiers chauds. Les reines de cette époque étaient les Tayû ou Grandes Courtisanes, qui surclassaient les autres autant par la finesse de leurs manières que par le luxe dont elles faisaient étalage. Mais comme elles étaient fort coûteuses, on songea alors à former des femmes (quelques hommes aussi) qui allieraient plusieurs aptitudes à la beauté pour divertir les bourgeois noceurs. Dans les réceptions, on fait de plus en plus appel à ces personnes capables de danser, chanter, jouer d’instruments différents, raconter des histoires, faire des acrobaties ou donner de petits spectacles. Les geishas naissent ainsi de ce désir de marier tous les plaisirs en une seule personne. La Gei (art) Sha (personne) allait désormais incarner la plus esthétique des manifestations du plaisir et du divertissement.

Organisées à la façon d’une corporation, les geishas voient leurs activités réglementées par des heures fixes de travail, des uniformes et un code d’éthique rigoureux. Le visage fardé de blanc, le kimono de soie sanglé à la perfection, le tatami sous le bras, les geishas ne sont toutefois pas à vendre, ce ne sont pas des prostituées. Pourtant, beaucoup de prostituées ont revendiqué un statut de geishas pour appâter les hommes. Cette usurpation a considérablement entaché la réputation de ces artistes superbes. Aujourd’hui, peu d’entre elles exercent encore leur admirable métier et leur nombre diminue chaque année. Et bientôt, la magnificence des geishas ne survivra plus que pour divertir le touriste...


Le Japon > L’univers perdu des geishas

Copyright © LE JAPON / Reproduction interdite sous peine de poursuites judiciaires.
Partenaires : Continent Asiatique / Site de rencontre asiatique
/td>